Dropdown 3, Politics — May 7, 2015 at 2:07 am

Haïti-Élections-Manif-Violence : Des manifestants LAVALAS

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Depuis le mardi 29 novembre après la publication des résultats partiels de l’élection présidentielle, des partisans et sympathisants du parti politique FANMI LAVALAS, encouragés par des candidats perdants, gagnent violemment les rues de Port-au-Prince pour protester contre le verdict des urnes. Les manifestants n’arrêtent pas sur leur chemin, de violenter, de brûler des pneus, de casser des parebrises, de saccager les façades en vitre des maisons de commerce et de menacer de mort des journalistes, en attendant le pire, constate Haiti Press Network. 

Ces actes de violence et de vandalisme frustrant et angoissent de nombreux citoyens et de nombreuses citoyennes qui disent assister ces actes de violence des prolavalassiens, sous le regard impuissant et complice des autorités compétentes qui se croisent les bras et observent les manifestants violents de FANMI LAVALAS continuer à faire du mal à la société.

« Aucun individu n’a toujours pas été interpelé quoique des voix autorisées de ce parti annoncent, en plus, les couleurs pour les fêtes de fin d’année », réagit une citoyenne exprimant son ras-le-bol et soutenue par de nombreuses personnes qui se trouvaient, jeudi après-midi, à bord d’un mini bus assurant le trajet Pétion-Ville/Thomassin et vice versa.

La police va sévir !

Lors d’une intervention, jeudi 1er décembre, le porte-parole adjoint de la Police nationale d’Haïti (PNH), l’inspecteur principal, Garry Desrosiers a, enfin, indiqué que les forces de l’ordre ont reçu des instructions formelles afin de réprimer et de procéder à l’arrestation de toutes les personnes qui profitent des manifestations improvisées pour troubler l’ordre public et porter atteintes aux biens et à la vie des citoyens.

Garry Desrosiers qui dit avoir reconnu le droit de la population manifester, rappelle aux protestataires qui pourrissent depuis quelques jours la vie sociale, l’obligation qui leur est faite de devoir notifier la police avant toutes formes de manifestation de rue.

« Il n’est pas normal que des gens mettent en péril la vie et les biens des citoyens et des citoyennes qui ont le droit de vaquer librement à leurs occupations sans être obligés de manifester. La police ne tolèrera pas ces genres de comportement. Les forces de l’ordre ont reçu des instructions claires pour arrêter tous les fauteurs de troubles au cours des manifestations », a averti l’inspecteur de police.

De son côté, le président de la Commission justice et sécurité du Sénat de la République, le sénateur Jean Renel Sénatus condamne les agissements des partisans de FANMI LAVALS qui, dit-il, sèment la pagaille dans la capitale. Le père conscrit informe avoir invité le ministre de la Justice, les commissaires du gouvernement de la Croix-des-Bouquets et de Jacmel à se présenter, le mercredi 7 décembre, au Parlement à cette fin.

Parlant de mauvais perdant, le sénateur Youri Latortue accuse pour sa part, l’ex-président Jean Bertrand Aristide qui avait évoqué, rappelons-le, de « déchoquage électoral » peu avant la tenue du scrutin, d’être l’auteur intellectuel des actes de violence constatés ces derniers jours dans la capitale haïtienne.

Les manifestants ont annoncé, jeudi, dans le cadre de leur mouvement, qu’ils vont gagner les rues ce vendredi avec des armes à feu. La police a du boulot.

Entre-temps, de paisibles citoyens, des commerçants, des débrouillards, des parents et d’écoliers se montrent très inquiets par rapport à cette vague de contestations post-publication de résultats électoraux de LAVALAS à travers des mouvements, constate-t-on, de plus en plus violents.

Alix Laroche

alix.l@hpnhaiti.com

 

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